La Coupe du monde 2026 a démarré le 11 juin et s’achèvera le 19 juillet au MetLife Stadium, près de New York. Première édition à 48 équipes et 104 matches, elle bouscule les repères. Mais une question revient sans cesse chez les supporters comme chez les parieurs : qui part favori pour soulever le trophée ?
Pour y répondre, deux sources convergent. D’un côté, les cotes des bookmakers français agréés par l’ANJ, qui reflètent l’argent misé et l’avis des traders. De l’autre, les modèles statistiques type supercalculateur Opta, qui simulent le tournoi des dizaines de milliers de fois à partir des forces offensives et défensives de chaque sélection. Voici ce que disent ces données à l’instant T — sachant qu’un tournoi en cours fait évoluer les probabilités à chaque rencontre.
Les grandes favorites #
Le marché des paris et les modèles s’accordent sur un quatuor de tête solide, suivi de près par le Brésil. L’Espagne fait figure de favori numéro un sur les deux tableaux : le supercalculateur Opta lui attribue environ 16,1 % de chances de l’emporter sur 25 000 simulations, soit la probabilité la plus élevée du tournoi. Côté bookmakers, la Roja affiche une cote moyenne autour de 5,5.
Championne d’Europe en titre, l’Espagne s’appuie sur un milieu de terrain dominateur, une génération talentueuse et une identité de jeu désormais bien rodée. La France suit de très près, portée par une profondeur de banc exceptionnelle et l’expérience des grands rendez-vous. Les modèles lui accordent environ 13 % de probabilité de titre, et les bookmakers une cote proche de celle de l’Espagne, entre 5,6 et 6,0 selon les opérateurs.
Derrière, l’Angleterre (environ 11 % de chances selon Opta, cote autour de 7,5) cherche enfin à transformer un réservoir de joueurs remarquable en trophée majeur. L’Argentine, championne du monde en titre, reste une candidate redoutée : le modèle lui donne près de 10,4 % de probabilité, pour une cote indicative autour de 10. Le Brésil ferme ce groupe de favorites avec environ 6,6 % de chances et une cote proche de 9.
Espagne
France
Angleterre
Argentine
Brésil
Ce qui frappe cette année, c’est le resserrement de la hiérarchie. L’écart entre la première cote (Espagne, ~5,5) et la cinquième (Brésil/Argentine, ~9 à 10) est l’un des plus mesurés observés depuis longtemps. Autrement dit : aucune sélection n’écrase ses rivales, et le titre se jouera probablement sur des détails — un quart de finale serré, un penalty, une étincelle individuelle.
Sélection
Modèle (Opta)
Cote indicative
Statut
Espagne ~16,1 % ~5,5 Favori n°1 France ~13 % ~5,6 à 6,0 Co-favori Angleterre ~11,2 % ~7,5 Outsider majeur Argentine ~10,4 % ~10 Tenante du titre Portugal ~7 % indicative Prétendant Brésil ~6,6 % ~9 Favori discret Allemagne ~5,1 % indicative Outsider Pays-Bas ~3,6 % indicative Outsider
Jamais la hiérarchie des favoris n’avait été aussi resserrée : le trophée se jouera sur des détails, pas sur une domination.
Les outsiders #
Au-delà du quintet de tête, plusieurs sélections peuvent jouer les trouble-fêtes. Le Portugal, doté d’une génération offensive abondante, se glisse selon les modèles juste derrière le top 4, avec environ 7 % de chances de titre. L’Allemagne (~5,1 %) et les Pays-Bas (~3,6 %) complètent le groupe des outsiders crédibles : deux nations capables, un soir de grâce, de renverser n’importe quel favori.
Le format à 48 équipes change aussi la donne. Avec 12 groupes de quatre et la qualification des huit meilleurs troisièmes, le tableau final est plus large et les parcours moins linéaires. Une sélection comme la Croatie, le Maroc — demi-finaliste surprise de l’édition précédente — ou une équipe sud-américaine en confiance peuvent profiter d’un tirage favorable pour aller loin. Les pays hôtes (États-Unis, Canada, Mexique) bénéficient quant à eux du soutien du public et de l’absence de décalage horaire.
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Les Bleus dans la hiérarchie #
Pour les supporters français, la lecture est encourageante. L’équipe de France figure systématiquement dans le duo de tête, qu’on regarde les cotes des bookmakers ou les simulations statistiques. Avec une probabilité de titre autour de 13 % selon le supercalculateur Opta et une cote vainqueur comprise entre 5,6 et 6,0 chez les opérateurs agréés, les Bleus sont considérés comme la principale menace pour l’Espagne.
Plusieurs atouts justifient ce statut. D’abord, une profondeur d’effectif rare : à presque chaque poste, le sélectionneur dispose de plusieurs options de très haut niveau. Ensuite, l’expérience accumulée lors des dernières grandes compétitions, où la France a régulièrement atteint les derniers tours. Enfin, une habitude des matches à élimination directe qui pèse lourd dans un tournoi où un seul faux pas peut tout arrêter.
Les facteurs de vigilance existent aussi. La densité du calendrier, le risque de blessures, la chaleur dans certaines villes hôtes et la pression du statut de favori peuvent peser. Surtout, la concurrence est dense : dans un tournoi aussi resserré, une France diminuée physiquement ou tombant sur un adversaire inspiré peut chuter plus tôt que prévu. Le statut de co-favori est un atout, pas une assurance.
Questions fréquentes #
Quel est le favori de la Coupe du monde 2026 ?
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Où se situe la France dans les pronostics ?
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Les cotes des bookmakers sont-elles fiables ?
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Comment fonctionne le supercalculateur Opta ?
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Le format à 48 équipes change-t-il les pronostics ?
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Sources : presse sportive et données publiques. Article mis à jour régulièrement.
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