L’AS Saint-Étienne a repoussé cet été quatre offres comprises entre 10 et 15 millions d’euros pour Zuriko Davitashvili, en exigeant environ 20 millions pour son ailier géorgien — et personne n’a suivi. Résultat : le meilleur atout offensif des Verts reste dans le Forez, et le voilà déjà lancé dans une saison où Saint-Étienne écrase le début de Ligue 2. Retour sur un bras de fer que Kilmer Sports a gagné… ou pas, selon le camp d’où on le regarde.
- ▸Quatre clubs ont formulé des offres cet été : l’Atalanta, le Betis Séville, Besiktas et l’Olympiakos, entre 10 et 15 millions d’euros.
- ▸Kilmer Sports Ventures, propriétaire de l’ASSE, a fixé le prix à environ 20 millions et n’a jamais bougé.
- ▸Sous contrat jusqu’en juin 2028, Davitashvili reste donc stéphanois — il a déjà marqué et délivré une passe décisive contre Dijon.
- ▸L’ASSE réalise un départ parfait : 3 victoires en 3 journées, 10 buts marqués, 1 encaissé, et la tête de la Ligue 2.
Quatre prétendants, quatre refus : la ligne dure de Kilmer #
Le dossier a occupé tout l’été. Selon Foot-sur7, quatre clubs européens se sont positionnés pour l’ailier gauche de 25 ans : l’Atalanta Bergame, le Betis Séville, Besiktas et l’Olympiakos, avec des propositions échelonnées entre 10 et 15 millions d’euros. Toutes ont reçu la même réponse : insuffisant.
La direction de Kilmer Sports Ventures est restée « intransigeante sur l’indemnité de transfert fixée », autour de 20 millions d’euros — un montant assumé pour un joueur sous contrat jusqu’en juin 2028, donc sans aucune pression de calendrier. Les suiveurs du mercato noteront l’écart avec la cote Transfermarkt du joueur, environ 12 millions : c’est précisément ce différentiel que les quatre prétendants ont refusé de payer pour un joueur évoluant en deuxième division.
« La direction de Kilmer Sports Ventures est restée intransigeante sur l’indemnité de transfert fixée, refusant de négocier sous son seuil d’évaluation. »
— Foot-sur7, 2 septembre 2026
Pourquoi l’ASSE pouvait se permettre de dire non #
Garder un international géorgien de ce calibre en Ligue 2 peut sembler un luxe absurde — c’est en réalité un calcul. La saison dernière, Davitashvili a compilé 14 buts et 5 passes décisives en 29 matchs de championnat selon les chiffres relayés par Foot-sur7 : à ce niveau de rendement, il vaut à lui seul plusieurs points par saison, et donc, potentiellement, une remontée en Ligue 1 qui rapporterait bien davantage que 15 millions.
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Le début d’exercice donne raison aux Verts : trois victoires en trois journées, 10 buts marqués pour 1 seul encaissé, dont un 4-0 infligé à Grenoble, et la première place du classement. Davitashvili s’est immédiatement remis au travail, avec 1 but et 1 passe décisive contre Dijon dès le début de saison. Fort de ses 54 sélections avec la Géorgie, il reste par ailleurs sous les projecteurs internationaux à chaque trêve — sa valeur ne s’érode pas en deuxième division tant qu’il performe.
Le revers de la médaille : un pari à double tranchant #
Les supporters les plus lucides le savent : ce genre de bras de fer n’est une victoire que si la saison confirme. Trois scénarios se dessinent d’ici juin :
- ✓Montée en Ligue 1 : le pari est gagné sur toute la ligne — le joueur revalorisé, le club dans l’élite, et une vente à 20 M€ ou plus redevient crédible.
- ✓Échec de la montée : un joueur de 26 ans bloqué deux saisons en Ligue 2 verra mécaniquement sa cote — et sa motivation — s’effriter, et les 15 M€ refusés cet été pourraient ne jamais revenir sur la table.
- ✓Départ en janvier : si un club revient avec un chèque proche des exigences stéphanoises, KSV devra trancher entre le projet sportif et l’opportunité financière en pleine course à la montée.
Un mercato stéphanois cohérent avec la stratégie du réseau Ligue 2 #
Cette fermeté s’inscrit dans un mercato estival globalement conservateur pour les gros bras de Ligue 2, à rebours de l’agitation qui a régné dans l’élite — on l’a vu avec le mercato dépensier de l’OM cet été. Les clubs qui visent la montée ont massivement privilégié la continuité de l’effectif au cash immédiat.
Prochain rendez-vous : la trêve internationale, où Davitashvili retrouvera la sélection géorgienne, puis la reprise du championnat où l’ASSE défendra son sans-faute. Un match référence contre un concurrent direct dira vite si le refus des 15 millions était de la lucidité ou de la gourmandise.
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Questions fréquentes #
Pourquoi Davitashvili est-il resté à Saint-Étienne ?
Parce que l’ASSE a refusé les quatre offres reçues cet été, comprises entre 10 et 15 millions d’euros, de l’Atalanta, du Betis, de Besiktas et de l’Olympiakos. Kilmer Sports Ventures exigeait environ 20 millions et n’a jamais baissé son prix.
Jusqu’à quand Davitashvili est-il sous contrat avec l’ASSE ?
Jusqu’en juin 2028, ce qui permettait au club de négocier sans pression. Sa cote Transfermarkt est estimée à environ 12 millions d’euros.
Comment l’ASSE a-t-elle démarré la saison 2026-2027 ?
Par un sans-faute : trois victoires en trois journées de Ligue 2, 10 buts marqués pour 1 encaissé, dont un 4-0 contre Grenoble, et la première place du classement.